Acquisition de la Propreté…..une histoire d’éducation et de confiance

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Acquérir la propreté, c’est devenir capable de se retenir quand on a envie de faire pipi ou d’aller à la selle. Pour cela, il faut à la fois que la « mécanique » soit fonctionnelle (que le corps soit prêt à assumer sa fonction d’élimination) et que l’enfant sache la faire fonctionner.

La meilleure méthode est sans aucun doute celle qui permet à l’enfant d’être acteur dans le contrôle de son propre corps et qui lui laisse le temps d’apprendre à effectuer ce contrôle. Cette façon de faire, basée sur la confiance, reconnaît l’enfant en tant que personne ayant des capacités et responsable de son corps.

Elle constitue réellement un apprentissage et permet à l’enfant de parvenir à maîtriser son corps, ce qui favorise la construction de son identité, et lui permet de prendre confiance en lui.

  • Mettre les « outils » nécessaires à sa disposition (toilettes ou pot accessibles, porte des toilettes ouverte, lumière accessible, papier à sa hauteur…)

  • Lui expliquer que la couche est réservée aux petits qui ne savent pas encore aller aux toilettes et l’assurer qu’il va bientôt pouvoir faire comme les grands et qu’il n’en aura plus besoin.

  • Choisir pour lui des vêtements faciles à mettre et à ôter.

  • Lui permettre d’observer ce qui se passe quand papa, maman ou le grand frère vont aux toilettes.

  • L’intéresser et l’encourager, valoriser ses succès, ne pas le gronder en cas d’échec.

Tout apprentissage demande du temps et il est normal que l’enfant ne parvienne pas à tout contrôler tout de suite.

Si on le réprimande en cas de petit accident, il risque de perdre sa confiance en lui et d’avoir peur de continuer l’apprentissage.

Mieux vaut le rassurer.

La propreté s’acquiert en quelques semaines, voire quelques jours lorsqu’elle est conduite sans précipitation et que les parents font confiance au rythme et aux capacités de leur enfant.

Dès que celui-ci se sent « prêt », il le dit et demande à ne plus mettre de couche, ce qui se situe le plus souvent autour de 30 à 35 mois mais peut aussi avoir lieu plus tôt ou plus tard. Il n’y a pas règle et tout dépend de l’enfant.

Au début, la propreté reste « fragile ». Un enfant a besoin de toute sa concentration pour consolider ses acquis et il n’est pas rare que le pipi au lit ou dans la culotte survienne à nouveau à la suite d’un événement qui le perturbe (naissance d’un petit frère, changement de mode de garde, déménagement…).

Témoignage d’une pratique à la crèche :

Pour que l’apprentissage de la propreté se passe en douceur, il faut que l’enfant soit prêt et qu’il y ait une continuité entre les pratiques des parents à la maison et ce qui est mis en place à la crèche.

Si nous observons que l’enfant est prêt (la couche est souvent sèche) nous en parlons aux parents, et en accord avec eux, nous allons adopter des attitudes identiques en proposant régulièrement le pot à l’enfant et en supprimant la couche. L’important est de ne jamais forcer l’enfant.

 

La morale de cette histoire ?

Aujourd’hui tout va très vite et on ne prend plus le temps de laisser faire le temps….

Pourtant au fond, que représentent 30 mois dans une vie qui dure en moyenne 75 ans ? Proposons aux parents trop pressés de ne pas se laisser envahir par leurs inquiétudes… qui risquent de leur faire perdre tout bon sens, et finalement retarder l’acquisition de la propreté de leur enfant.