Au début, la propreté reste « fragile ». Un enfant a besoin de toute sa concentration pour consolider ses acquis et il n’est pas rare que le pipi au lit ou dans la culotte survienne à nouveau à la suite d’un événement qui le perturbe (naissance d’un petit frère, changement de mode de garde, déménagement…).

Témoignage d’une pratique à la crèche :

Pour que l’apprentissage de la propreté se passe en douceur, il faut que l’enfant soit prêt et qu’il y ait une continuité entre les pratiques des parents à la maison et ce qui est mis en place à la crèche.

Si nous observons que l’enfant est prêt (la couche est souvent sèche) nous en parlons aux parents, et en accord avec eux, nous allons adopter des attitudes identiques en proposant régulièrement le pot à l’enfant et en supprimant la couche. L’important est de ne jamais forcer l’enfant.

 

La morale de cette histoire ?

Aujourd’hui tout va très vite et on ne prend plus le temps de laisser faire le temps….

Pourtant au fond, que représentent 30 mois dans une vie qui dure en moyenne 75 ans ? Proposons aux parents trop pressés de ne pas se laisser envahir par leurs inquiétudes… qui risquent de leur faire perdre tout bon sens, et finalement retarder l’acquisition de la propreté de leur enfant.